Séraphine de Senlis et Ripolin
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Séraphine de Senlis et Ripolin

Séraphine de Senlis est connue pour ses œuvres rattachées à l’art naïf. Pour célébrer la nature dans ses tableaux comme L’arbre de vie ou L’arbre de Paradis, elle préparait elle-même ses couleurs, mais pas avec n’importe quelle peinture. En effet, Séraphine de Senlis utilisait entre autre du Ripolin qu’elle mélangeait à des colorants.

Séraphine de Senlis et ses couleurs à base de Ripolin

Séraphine de Senlis prenait souvent comme base de la peinture Ripolin qu’elle mélangeait, diluait, transformait avec des colorants pour trouver la teinte exacte. Elle ne révéla jamais sa manière de mélanger la peinture ou les vernis qu’elle utilisait et qui conférait à ses toiles un aspect mat, voire ciré. Pour donner vie à ses thèmes de nature et de botanique, Séraphine de Senlis développe une technique complexe dont on connait les ingrédients mais aucunement sa recette.

La recherche de la couleur de Séraphine grâce au Ripolin

Pour donner vie à ses natures mortes, Séraphine de Senlis souhaite élargir sa palette de couleurs, très limitée à ses débuts, et créer elle-même sa gamme de teintes. Elle se rend donc à la droguerie où elle achète de la peinture dont du Ripolin blanc. Elle dilue ensuite des agents colorants dans cette peinture industrielle réservée aux professionnels du bâtiment. C’est justement cet aspect liquide qui séduit Séraphine. Mais l’utilisation d’une peinture industrielle lui vaudra l’incompréhension de ses concitoyens.

Le Ripolin, témoin de l’évolution de la peinture de Séraphine de Senlis

La peinture de Séraphine de Senlis a évolué tout au long de sa carrière mais la peintre est toujours restée fidèle à ses produits de base dont le Ripolin. Alors que ses œuvres se complexifient et qu’elle ose créer de grands formats plus riches et plus flamboyants, elle garde les mêmes peintures comme base de ses couleurs. Elle les utilise pour fixer sa « réalité intérieure » sur la toile. Sa technique comme ses mélanges de peintures et de colorants restent des mystères. Séraphine était une grande adepte de la peinture à l’huile et retrouvait cette sensation dans la peinture industrielle qu’elle pouvait moduler à souhait. Séraphine de Senlis sera internée à l’hôpital psychiatrique de Clermont-de-l’Oise à la suite d’une crise de folie. Elle connaîtra le pire dénuement et mourra de faim en 1942 dans un asile sous l’Occupation nazie.

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